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Patrimoine

Petit tour d’horizon de ce patrimoine castanéen restauré par la Ville au fil des ans. Pour mieux le connaître cliquez sur les items ci-dessous

Un peu d’histoire…Son utilité apparaît au 14ème siècle pour aller du fort à la porte militaire (située au point le plus haut de la rue actuelle entre les maisons n° 16 et 18). Elle n’était en ce temps-là qu’un sentier. Quelques siècles plus tard, sous la municipalité de Damaze Auba, l’eau courante est installée dans le village. Une conséquence heureuse pour la rue Espitalier car l’enfouissement des tuyaux donne l’occasion de refaire sa chaussée, avec des trottoirs en ciment, alors qu’ils étaient faits de pavés de Garonne posés sur tranche.

En 2004 cette rue sera la première du centre ancien à bénéficier d’une rénovation complète : création d’une voie semi-piétonne afin de limiter la circulation, réfection totale des réseaux d’assainissement, d’électricité, téléphone et voirie, pavage de la rigole centrale et pose de lanternes afin de respecter l’architecture des lieux.

Coût des travaux : 200 000 €

Un peu d’histoire…Sous cette place un souterrain reliait une maison forte (l’actuelle pharmacie) au château de Rabaudy. S’y déroulait également depuis 1882 une foire aux bœufs. Le 17 novembre 1918, le conseil municipal décida de lui donner le nom d’André Maurel, mort pour la France.

Au printemps 2011 des travaux de requalification dans le respect du style ancien y ont été réalisés afin de redonner à ce lieu son aspect d’antan perdu depuis longtemps.
Les pavés autobloquants d’alors furent remplacés par un béton désactivé. Les pins parasols déformant la chaussée ont laissé place à de nouvelles essences et un travail d’optimisation du stationnement et de sécurisation a également été fait.

Coût 100 000 €

Un peu d’histoire…Le village prit naissance à l’endroit appelé aujourd’hui « le Touron », bien avant l’arrivée des Romains. Le quartier de Broc - sur le versant du lavoir - se constitua au tout début du 6e siècle. Le village était alors placé entre la voie Narbonnaise (actuelle RD 813) et la voie des Pyrénées.A l’époque féodale, un fort en terre de 60 m par 40 m servant de refuge pendant la guerre de cent ans se trouvait au niveau de l’actuelle rue du Fort, son enceinte était délimitée par les trois rues Canitrot, Douves et Jany. Le fort fut rasé par trois fois et condamné à la destruction par Richelieu en 1626.

En 2009 la Mairie a inauguré le nouveau visage des rues Canitrot, Douves et Jany. Trois ans de travaux auront été nécessaires pour les requalifier dans le respect du style ancien : effacement de tous les réseaux aériens (EDF-éclairage public-Télécom), sécurisation des chaussées, réfection des réseaux d’eau et d’assainissement, création d’un réseau d’eaux pluviales... Au sol le pavage (en béton vieilli pour obtenir un aspect pierre couleur sable) a remplacé le vieux bitume. Le travail de mise en lumière des sites pensé en harmonie avec le parvis et le clocher de l’église a donné la touche finale à cette requalification.

Coût des travaux : 865 000 €

Un peu d’histoire… Le 8 juillet 1908 Monsieur le Maire, François Delpech proposa au Conseil municipal la construction de lavoirs rue de Broc, les crédits furent votés pour 1 200 Francs. En août 1911 la construction des lavoirs fut lancée. En mars 1912 ils furent équipés de pompe à moteur électrique alimenté par la Société Pyrénéenne.

En 2009 le lavoir rue de Broc, le seul ayant subsisté, a bénéficié d’une mise en lumière.

Coût 14 648 €

Un peu d’histoire…Le mot presbytère est dérivé du latin presbyterium et du grec presbuteros : « ordre ou sacerdoce des prêtres », d’où « lieu de vie des prêtres ».

En 2004 un mur de soutènement a été réalisé au niveau du rond-point de la poste. Si ces travaux avaient pour objectif de sécuriser le passage des piétons et des voitures c’est le choix de la rénovation dans le style ancien qui a primé dans ce projet. Aussi les briques toulousaines pouvant être récupérées ont été réutilisées pour édifier le nouveau mur.

Coût des travaux : 40 666 €

Un peu d’histoire…La ville laissée sans lieu de culte à la fin du 18e siècle, l’ancienne église située alors rue de Broc « menaçant de ruines », il fut décidé au 19e siècle d’édifier une chapelle au cœur du cimetière.

En 2005 ce bâtiment fut rénové, les vitraux ayant été particulièrement touchés par la tempête de 2003 : toit, enduits et vitraux ont été ainsi restaurés dans l’esprit d’antan.

Coût des travaux : 5000 €

Un peu d’histoire…Le 10 novembre 1641 une lettre patente du Roi Louis XIII officialise le marché du mardi. Puis en 1642, la première halle de Castanet est édifiée sur la place publique (actuelle place Richard). En 1864, la vieille halle de briques foraines ne semblant plus donner satisfaction, le Conseil Municipal décida de la reconstruire. Ce projet fut abandonné. C’est sous le mandat du Maire Jean-Marie Billot qu’un modèle de halle moderne revient à l’étude. Malheureusement arrive la guerre 1914-18 qui stoppe tout. Le 13 août 1928 le projet d’une halle acier type « Eiffel » se concrétise enfin. Quelques années plus tard, le 7 février 1984, le Conseil Municipal décide de la détruire pour cause de vétusté.

Le 16 septembre 2006, Monsieur le Maire Arnaud Lafon inaugura, en présence des Castanéens, la nouvelle halle lauragaise baptisée Gaspard de Fieubet en souvenir de celui qui finança le premier marché couvert de Castanet. Trois objectifs furent à l’origine de cette nouvelle construction : la volonté de recréer un lieu de centralité, de favoriser l’animation et de lancer un programme pluriannuel de requalification du centre ancien. Conçue dans la tradition lauragaise, la halle a renforcé l'esthétique "village" du cœur de ville et fait désormais le lien entre le centre ancien et les nouveaux quartiers de la ville.

Coût 2 373 000 € dont 1 035 339 € financés par la commune

Un peu d’histoire…En 1879, le Conseil municipal décida de la construction d’une mairie et d’une justice de paix, à ce projet s’ajouta la nécessité d’y adjoindre une école ainsi qu’un logement pour l’instituteur. Les permanences se tenaient alors au domicile du maire, mais le 3 novembre 1959 le Conseil municipal présidé par Monsieur le Maire Damase Auba demanda l’instauration d’une permanence le mardi matin dans une classe désaffectée du bâtiment. De l’ouverture de cette permanence (officialisée par l’achat d’un téléphone et d’une machine à écrire) au début des années 90, la population castanéenne s’est accrue et avec elle, le nombre d’agents municipaux, il fut donc décidé en 1994 de transférer la mairie dans l’ancien « château ». Acheté aux enchères en 1962 au prix de 200 000 nouveaux Francs le bâtiment accueillait alors des associations et la crèche municipale.

En 2010 dans la continuité des travaux réalisés dans le centre ancien, le parvis de l’ancienne Mairie est requalifié offrant aux piétons un nouvel espace de circulation.
Ce bâtiment du 19e siècle, après avoir accueilli le Point Information Jeunesse puis la Maison des Solidarités, voit en 2018 une nouvelle page de son histoire se tourner avec l’installation de la Maison des Savoirs - inaugurée le 5 avril dernier. Le bâtiment a été transformé en un espace dédié à la lecture, à l’alphabétisation et à l’apprentissage des langues.

Le saviez-vous ? Petite curiosité du site, au centre du parvis trône le blason de la commune.

Coût des travaux : 268 386,55 €

Un peu d’histoire…Comme nous l’avons évoqué plus haut, la ville fut longtemps laissée sans lieu de culte. Ce n’est qu’en 1832 que reprirent les travaux sur les fondements jetés en 1789, date de destruction de la première église de Castanet. La nouvelle église sera donc implantée sur la future nationale 113 sur un emplacement « humide et marécageux », les anciennes douves du fort de Castanet-Tolosan.

Lors de son inauguration le 27 février 2010, l’église Saint-Gervais-Saint-Protais rouvre ses portes après trois années de travaux. Un investissement important entrepris afin de protéger de l’eau et des infiltrations les parois de l’édifice et assurer la pérennité de la restauration des œuvres intérieures peintes à même le mur. Pour cela, l’évacuation des eaux pluviales a été remaniée grâce à un drain implanté tout autour du bâtiment et rejoignant le collecteur général. Une barrière étanche a été également bâtie à la base des murs pour prévenir les remontées d’eau par capillarité. Par ailleurs, un crépi au ciment, appliqué dans les années 80, n’avait pas laissé « respirer » le bâtiment. Il a donc fallu
« piquer » les enduits extérieurs pour assécher complètement les murs et appliquer ensuite un enduit spécifique fait à base de chaux et de sable. Les travaux se sont poursuivis avec la restauration des peintures intérieures de l’église. Le magnifique travail de restauration permet aujourd’hui de redécouvrir les peintures de Bénezet datant de 1865 ainsi que celles de Bories et Gazelles peintes entre 1865 et 1902.

Coût global de l’opération : 1 973 000 € dont 1 053 345.26 € pris en charge par la Ville.

Un peu d’histoire…Située à côté de la place Clémence Isaure à l’abri des regards, cette grange témoigne du patrimoine bâti agricole du Lauragais, dont elle présente toutes les caractéristiques : briques foraines, composée de quatre trames dont trois étaient ouvertes aux quatre vents…

En 2006 la Municipalité fait le choix de sauvegarder ce bâtiment agricole, un travail en lien avec la MJC futur utilisateur des lieux est engagé. Cette rénovation a permis au lieu de retrouver la totalité de son volume et de proposer par la même occasion un aménagement sur deux niveaux. Dans le respect de l’architecture locale, la charpente et la couverture ont été retraitées en récupérant les tuiles canal existantes. La mise en valeur des tuiles et des piliers en briques, la reconstruction à l’identique de la trame de poteaux et la pose de parement en lames de bois ont participé à valoriser ce patrimoine bâti.

Coût des travaux : 282 200 €

D’autres travaux de restauration sont encore au programme notamment le projet de rénovation de la maison Ségala, fruit de la concertation citoyenne lancée en 2018.

La ville soutient les initiatives privées visant à sauvegarder le patrimoine communal

Le Mas des Canelles

Ainsi en 2005, c’est la ferme de Lautard qui retrouva tout son cachet d’antan grâce à la restauration effectuée sur cette ancienne dépendance du domaine de Fages. Plus connue sous le nom de « Mas des Canelles » vous pouvez admirer ce bâtiment totalement réhabilité dans le respect des fermes lauragaises. Petite anecdote, le bâti se trouvant à proximité du canal du Midi, l’acquéreur a recherché en occitan une terminologie rappelant ce site. « Canelles » signifie donc petits canaux d’où l’appellation choisie.

Le Domaine de Fages

L’ancienne Maison-Château du domaine de Fages, construite en 1843, va être prochainement restaurée et accueillera fin 2019 le campus Eurécia. Cf Castanet lien #109 juillet 18.

D’autres lieux sur la commune ont connu de belles rénovations

Citons par exemple la Maison des Rosiers (actuelle étude notariale) ou les maisons éclusières datant du 19e siècle transformées en restaurants. La dernière en date a fait l’objet d’une belle restauration par l’actuel occupant qui a redonné toutes ses lettres de noblesse à la maison éclusière de Vic. L’esprit d’une guinguette anime à nouveau ce lieu qui fut longtemps laissé en désuétude. Les plaisanciers y trouvent aujourd’hui la quiétude et la convivialité qui font tout le charme des ballades au fil de l’eau … du Canal du midi.

Sources : Castanet lien - Journal de la Halle – Archives départementales – Livre « Castanet-Tolosan Hier et Aujourd’hui » de l’association Abaréjadi